LE BLOG DE SERGE MUSCAT

6 avril 2010

Tour 46

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2 mars 2010

Dame nature

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11 février 2010

Les jeux vidéo et de simulation comme nouvelle culture de masse

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Il y a encore cinquante ans, les jeux vidéo n’existaient pas. Depuis leur apparition, ils ont pris une importance sans cesse croissante dans notre vie quotidienne, touchant un public de plus en plus vaste, jusqu’aux personnes d’un âge avancé.
Aujourd’hui, au cours d’une vie, un individu peut passer des milliers d’heures à jouer à des jeux vidéo. Aussi est-il important de considérer ce phénomène avec beaucoup d’attention afin de comprendre les répercussions que peut avoir cette activité sur la population.
Dans le jeu vidéo, le rapport du joueur avec l’ordinateur est totalement différent de ce qu’il est avec les jeux traditionnels où l’on joue exclusivement contre des individus sans la médiation d’un ordinateur.
Si, comme dans l’aérospatial, les retombées de la recherche sur les jeux vidéo profitent à des applications plus « sérieuses », on peut néanmoins se demander si une génération d’individus élevés dans l’univers des jeux vidéo produit des têtes bien faites. Des adolescents habitués à réagir à des algorithmes, et non à la complexité du réel que l’on éprouve dans une vraie expérimentation, ne risquent-ils pas d’être ensuite désorientés en étant face aux situations non répétitives de la vie quotidienne ? Les jeux vidéo ne finissent-ils pas par induire des comportements stéréotypés mal adaptés à la réalité sans cesse changeante ?
Un certain nombre de scientifiques déplorent le fait que l’on remplace dans les cursus de sciences les expériences de laboratoire par des logiciels de simulation. Car la simulation ne reproduit en rien le réel. La simulation ne fait que montrer ce que nous savons du réel à un moment déterminé de l’état des découvertes scientifiques à l’aide d’une modélisation. La simulation ne laisse pas de place à l’imprévu que constitue le réel. D’autre part, le processus d’addiction aux jeux vidéo provoque chez les jeunes sujets un désintérêt à l’égard du monde qui les entoure. Le virtuel prend la place du réel. Car le virtuel est en quelque sorte rassurant, en ce sens qu’il est cyclique et ne produit pas de situations imprévues générant de l’angoisse.
Même si certaines études américaines tentent de prouver que les jeux vidéo développent les réflexes visuels, ils ne développent toutefois rien de plus que ne le fait une interaction directe avec d’autres individus dans une situation de communication ou lors d’interactions avec divers objets.
Avec un jeu comme Second Life, une révolution vient de s’accomplir. Après la quête de toujours plus de réalisme, au niveau aussi bien graphique que sonore, Second Life nous fait entrer dans un réalisme inédit : celui de la vie de tous les jours. En effet, on y trouve toutes les activités de la vie quotidienne : travailler, gagner de l’argent, rencontrer des gens et se lier d’amitié avec eux, faire des achats, etc. Le Jeu reproduit le réel en coupant toutefois le joueur de la réalité. Car cette réalité virtuelle calque en quelque sorte si bien la vraie réalité, que la personne qui joue n’a plus envie de retrouver cette dernière qui, par comparaison, lui semble d’une grande fadeur. C’est ce qui fait que certains joueurs demeurent plusieurs jours de suite sans dormir devant leur ordinateur. Grisé par la nouvelle identité poussée à un réalisme extrême et modelable avec une marge de manœuvre très grande, le joueur a la sensation d’entrer au pays des merveilles.

La nouvelle génération de femmes et d’hommes est donc à suivre de très près, afin d’analyser les résultats d’une éducation immergée dans les réalités virtuelles. Si l’invention de la radio et de la télévision a profondément modifié les attitudes des individus, il est probable que l’informatique provoquera des transformations bien plus radicales que nous ne pouvons pas encore prévoir .

© Mars 2007.

20 janvier 2010

Architecture

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30 décembre 2009

Excès de vitesse

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Depuis les débuts de l’humanité, l’homme a sans cesse accru la vitesse de ses déplacements ainsi que de ses diverses activités. La durée de vie des produits qu’il fabrique est de plus en plus courte alors que s’accroit sans cesse le rythme des nouvelles créations techniques. D’une manière générale, cette progression de la vitesse a-t-elle une limite, et n’aboutit-elle pas, en fin de compte, à l’immobilité ? Par ailleurs, il n’est pas certain que l’opposition entre le nomadisme et la sédentarisation soit réelle, mais qu’elle est peut-être plus un effet de réel. (suite)

24 décembre 2009

Vitesse!

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Le chat comme idéal

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Après avoir longuement observé les humains ainsi que les chats et les chiens, j’en suis arrivé à cette conclusion qui va suivre.
Pourquoi y a-t-il tant de chiens parmi les animaux domestiques par rapport aux chats ? C’est que le chien est docile. Et la vanité humaine dit que cette docilité est de l’intelligence. Pourtant, il faut être le pire des crétins (si l’on peut parler ainsi des animaux) pour se laisser dresser par l’homme. Un chien qui lève la patte est la magnificence de la bêtise face à son maître dictateur.
La conclusion est féroce mais indéniable : les imbéciles et les tyrans ont toujours préféré les chiens aux chats. Car ces individus ne peuvent pas supporter « l’intelligence » du chat qui regarde un homme prononçant un « viens ici ! » avec un regard qui signifie à l’homme : pauvre idiot. C’est pour cela que dans sa rage, l’homme à chien voudra étrangler le chat, le noyer, le brûler ou lui administrer toutes les bassesses humaines.
C’est qu’un chat ne se « dresse » pas. Il n’y a pas là de rapport de maître à esclave. Le chat signifie à son « compagnon » : je suis l’égal de toi. Ce que ne supporte pas l’homme tyrannique habitué à ce que le chien vienne en courant lorsqu’il prononce « viens ici ! ».
Même sans énoncer les mille détails qui font que le chat et le chien ne sont pas du tout du même univers, bien qu’ils soient également des mammifères, il suffit de regarder simplement comment ces deux animaux satisfont leurs besoins naturels. Lorsqu’on observe la vulgarité d’un chien qui défèque par rapport à la discrétion et à la propreté d’un chat, on comprendra rapidement pourquoi tel individu préférera le chien au chat ou l’inverse.
Il me semble pour ma part que l’homme à chien n’est pas recommandable. Quant à l’homme à chat, écoutons Georges Bernard Shaw qui disait : « L’homme est civilisé dans la mesure où il comprend le chat ».

© Serge Muscat 2007.

12 décembre 2009

Luminaire

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Luminaire

Copyright 2009.

9 décembre 2009

Les toilettes pour seul refuge

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L’invention de l’écran plat est une catastrophe pour les écrivains nomades de notre époque qui ont bien souvent pour bureau les tables des cafés.
Il fut un temps où malgré le bruit des consommateurs, les écrivains trouvaient un endroit suffisamment calme dans les cafés. L’avènement de l’écran plat utilisé pour diffuser des programmes de télévision nourris par les vidéos de musique et les retransmissions sportives a fait basculer tout un univers.
Ainsi le café actuel se transforme-t-il, selon les horaires, en stade de football ou en palais des sports où hurlent des milliers d’individus admiratifs devant la dernière starlette à la mode qui donne un concert au profit des pauvres de notre société. Peu à peu les cafés sont recouverts par ces écrans plats qui « contrôlent » insidieusement les individus. Nous en sommes ici à la deuxième étape du monde décrit par Orwell dans 1984. Les écrans qui avaient déjà totalement envahi les foyers s’installent à présent dans tous les lieux publics. Ainsi se superpose d’une manière progressive à notre vision du réel la vision diffusée par ces écrans qui, devenant de plus en plus plats et de plus en plus grands ou petits, finissent par nous faire traverser l’existence comme en étant perpétuellement dans une salle obscure de cinéma où se déroulerait un film commercial. Les écrivains, de ce fait, fréquentent de moins en moins les cafés pour rédiger leurs brouillons par crainte d’être inconsciemment imbibés des derniers tubes à la mode.
Des considérations sur la désertion des cafés par les écrivains, nous glissons lentement vers les conceptions de Michel Foucault sur la société de contrôle, où informer les individus est une façon de les contrôler, jusqu’à l’aboutissement final de l’autocontrôle. L’information se transforme bien vite en injonctions. Ce qui fait que l’écrivain souhaitant fréquenter les cafés pour écrire, en tentant d’y trouver quelque inspiration, ne sera que l’objet d’un lavage de cerveau dont sa prose pâtira fâcheusement. Si les écrivains naturalistes utilisaient le monde qui les entourait pour composer leurs fictions, l’écrivain d’aujourd’hui à tendance à voir le monde par médias interposés, à partir desquels on diffuse des fictions que l’on qualifie de « réalités ».
Notre époque est celle de l’aveuglement, où l’œil n’est confronté qu’à l’obscurité. Et il en est de même pour l’écoute, où la surdité a peut-être atteint son apogée. Le vacarme généralisé de la musique commerciale envahissant tous les lieux correspond à un silence total où le décryptage devient difficile, voire impossible.
L’écrivain ne peut rester cloitré dans sa chambre pour rédiger les interminables pages de ses ouvrages. Quels lieux lui reste-il pour oxygéner son stylo autant que ses poumons ?
Notre société du spectacle a condamné les écrivains à fréquenter le dernier refuge que sont les toilettes. Triste sort pour ceux qui ont la charge de donner du sens à ce qui nous entoure. Et cela ne durera pas bien longtemps. Dans ces lieux aux odeurs douteuses viendra également s’immiscer les derniers tubes à la mode par le biais d’un haut-parleur accroché au plafond et d’un écran plat dans les WC.

copyright 2007, Serge Muscat.

Solutions Linux Open Source

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La nouvelle année 2010 sera probablement plus prospère que l’année 2009 en ce qui concerne la diffusion de Linux. Ne ratez donc pas le salon Solutions Linux Open Source les 16, 17 et 18 mars 2010.  L’avenir du logiciel est dans le libre. Ce salon vous en convaincra si vous ne connaissez encore que les logiciels sous Windows.

Salons Linux 2010

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